PAYS LES PLUS CORROMPUS AU MONDE
Depuis dix ans, le Sénégal refuse de faire un bond pour sortir dans la zone rouge occupés par les pays les plus corrompus au monde. Avec un rang pas du tout honorable en se classant à la 112e place sur 182 pays sondés au monde, le Sénégal s’illustre par « ses secteurs corruptogènes avec des marchés à entente directe, des licences octroyées dans la nébuleuse… », note transparency international qui a publié hier l’indice de perception de corruption (Ipc)
La section sénégalaise de transparency international a publié hier, l’indice de perception de corruption (Ipc) pour l’année 2011. Le Sénégal, comme toujours, n’occupe pas un rang honorable en Afrique et dans le monde. Il est classé à la 112e place sur les 182 pays sondés à travers le monde. Avec un score de 2.9, le Sénégal peine à gagner des points satisfaisant pouvant le tirer du lot des pays qui appartenant à la zone rouge. Ainsi, il partage cette place avec cinq autre pays que sont l’Algérie, l’Egypte, le Kosovo, la Moldavie et le Vietnam, derrière l’essentiel de ses voisins de l’Afrique de l’Ouest comme le Ghana, la Gambie, le Libéria, le Bénin et le Burkina Faso. Face à la presse, Elimane H Kane chargé de communication du forum civil au Sénégal fait constater un recul retentissant du score du Sénégal par rapport à celui obtenu en 2009 qui était de trois 3.0. « Notre inquiétude vient du fait que ce score est identique à celui que le Sénégal avait obtenu il y a dix ans c'est-à-dire en 2001. C’est dire que le Sénégal refuse de sortir de la zone rouge et confirme son ancrage parmi les pays les plus corrompu au monde ». Pour Birahime Seck chargé de programme au forum civil Sénégalais, ces résultats obtenus par le Sénégal qui enregistre un score de 2.9 sont regrettables. « Nous considérons que le Sénégal n’a fait aucun effort en ayant le même score il y a dix ans ». La section sénégalaise de transparency international justifie le rang du Sénégal par un manque criard de volonté politique. Dans son argument, M Seck montre que l’Etat du Sénégal ne peut pas, en mettant en place des institutions de contrôle ( le Dcmp, la Cnlcc, l’Ige, la Centif et d’autres corps de contrôle, et rester les bras coisés. Les autorités ne font pas suivre les rapports produits par ces différents organes de contrôle, ni par des sanctions administratives ni, par des interpellations judiciaires ». le chargé de programme au forum civil poursuit son argumentaire en expliquant que «les modifications du code des marchés intervenues le 13 septembre 2010 a coïncidé avec l’organisation du festival mondial des arts nègres (Fesman). Et Tous les marchés qui sont passés par cette commission se sont faits par entente directe. C’est dire que pour n’importe quel montant il n’y avait pas de contrôle. Et plus l’institution qui était là pour effectuer le contrôle à posteriori n’avait de conseil de régulation car son mandat avait pris fin ». Parmi les secteurs corruptogènes au Sénégal, le forum civil a donné l’exemple du domaine des mines dont, selon ses responsables, « les licences d’exploration et d’exploitation octroyées à certaines industries sont faites de manière obscure ». « Dans les hydrocarbures avec le plan Takkal, beaucoup de marchés sont passés par entente directe avec toutes les conséquences négatives qui en découlent » regrette t-il. Pour plus de transparence au Sénégal, le forum civil exhorte les pouvoirs publics, particulièrement au président de la République, à donner suite aux rapports d’audit régulièrement soumis par les organes de contrôle et demande des réformes urgentes et efficaces pour assurer une indépendance statutaire du système judiciaire. La section sénégalaise de transparency international a appelle les magistrats à assumer leurs responsabilités individuelles dans l’exercice de leurs fonctions.
1 commentaires:
a quand la fin de la corruption?
Enregistrer un commentaire