LES REFUGIES IVOIRIENS BASES AU SENEGAL CRAINGNENT POUR LEUR SECURITE
Au Sénégal où ils vivent en qualité de réfugiés de guerre, politique, séquestration oui d’exclusionssociales, des ivoiriens craignent pour leur sécurité. Au cours d’un point de presse qu’ils ont tenu hier lundi au siège de la rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho), l’association des étudiants réfugiés ivoiriens vivant au Sénégal (Aeris) s’est plaint de certaines déclarations de leaders politiques qui accusent le président Wade d’être sans une posture de recruter des réfugiés basés au Sénégal pour le protéger durant la campagne électorale. « Une telle déclaration est synonyme de danger pour nous autre réfugiés qui sont depuis des années au Sénégal où nous cherchons la paix » a martelé Alphonse Idiobouo président de l’association des ivoiriens réfugiés d’asile au Sénégal (Airdas). Pour autant, les réfugiés ivoiriens demandent fortement aux différents ledaers politiques de mesurer leur déclaration et ne pas insister la haine et la violence en cette période post-électorale.
Autre sujets évoqués, les problèmes de santé, d’éducation et la réinsertion sociale de cette couche étrangère devenue vulnérable au Sénégal. «Nous ne sommes pas considérés comme de dignes personnes au Sénégal. Nous sommes au regret de dire que les autorités de ce pays n’ont pas respectées leurs obligations internationales en signant et ratifiant les conventions et lois relatives au statut des réfugiés » assène Mohamed Lamine Sangaré, président de l’Aeris. Face à la presse, les étudiants réfugiés ivoiriens vivant au Sénégal ont dénoncé le fait que l’Etat du Sénégal refuse de les octroyer des papiers légaux ou des pièces d’identification et du travail. « Au mois de mai dernier, un recensezment des réfugiés au Sénégal a été fait pour savoir le nombre excat. L’objectif était de nous livrer des pièces d’identification. Mais à present rien n’est fait dans ce sens » rappelle Adama Koné président du comité pour le respect des réfugiés au Sénégal (Arrs) présent au point de presse.
Dans ses lamentations, l’Aeris a évoqué tristement le mauvais sort réserver à trois des leur qui m’ont pas bénéficié de soins médicaux. « Kouamé Simplice est devenu paralysé des membres inférieurs faute de soutien. Notre compatriote Sanogo Zoumana, de même que Brahima Touré souffrent respectivement de maladie de nerfs et de troubles mentaux à cause des difficultés de traitements » déplore les responsables de l’association des étudiants réfugiés ivoiriens au Sénégal.
Pour les étudiants réfugiés ivoiriens, l’Etat du Sénégal et le haut commissariat des nations unies pour les réfugiés (Hcr) ne les facilitent pas
Aussi, les étudiants réfugiés ivoiriens vivant une bonne insertion dans la vie active.
« Nous sommes des universitaires diplômés qui sont abandonnés par notre pays d’accueil et par le Hcr qui est pourtant sensé nous protégé » s’alarme le président de l’Aeris.
A en croire les responsables des différentes associations de réfugiés des ivoiriens basés au Sénégal, le Hcr les snobe. « Le Hcr ne nous sert à rien. On se demande même où cet organisme onisien met l’argent financé pour prendre en charge les réfugiés. Ce budget qui sert aux responsables du Hcr de circuler avec des voiturtes de dernier cri et loger dans des villas hupées est estimé à 50 millions de dollars américains. Mais la réalité est que les vrais aynat droit ne voient ni la couleur de l’argent encore moins une faveur sociale » revendiquent les réfugiés ivoiriens.
Pour autant de manquements, l’association des étudiants réfugiés ivoiriens vivant au Sénégal exige une augmentation substantielle de leur bourse et une prise en charge sanitaire totale.
Pour l’instant, ces compatriote du président AlassaneDramane Ouattara ne comptent pas regagner leur pays d’origine. « Charles Konan Bani président du comité vérité et réconciliation et le président ivoirien ont plusieurs fois lancé des appels pour le retour des réfugiés. Mais nous ne sommes pas prêts car il n’y a aucun acte posé dans le sens d’un retour organisé et des mesures d’accompagnement à court et long terme » révèle Mohamed Lamine Sangaré.

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