Les agents de sécurité du Sénégal exigent l'adoption d'une convention collective de leur secteur

Posted by Le voyageur béni On vendredi 2 décembre 2011 0 commentaires

POUR DE MEILLEURES CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL
LES AGENTS DE SECURITE DEMANDENT L’ADOPTION D’UNE CONVENTION COLLECTIVE
Ils ne veulent plus vivre dans l’insécurité et la précarité. Les travailleurs regroupés au sein du syndicat des convoyeurs de fonds et agents de sécurité du Sénégal (Synacofas), affilié à la Conférence démocratique des syndicats libres (Cdsl), ont ciré leur ras-le-bol pour que l’Etat prenne en charge la question de leur statut. Pour cela, ces agents de sécurité ont  demandé, au cours d’une conférence de presse hier à la Patte d’Oie, l’adoption par les autorités publiques d’une convention collective de leur secteur de travail.

 Au cours d’une conférence de presse tenu hier à la Patte d’Oie par les responsables dudit syndicat, ont vivement réclamé l’adoption d’une convention collective afin de voir leur situation de vie et de travail évolués positivement. « Nous sommes des fils de ce pays qui ont décidé de garder notre dignité d’hommes en acceptant, après le service militaire, de reverser dans le gardiennage. Mais le constat dans ce secteur est aberrant et humiliant » se désole Jean Léopold Gueye secrétaire général du Synacofas. Ces agents qui assurent la sécurité des biens matériels de chefs d’entreprises sur toute l’étendue du territoire national ne digèrent pas que leurs patrons continuent à se sucrer sur leur dos sans aucune considération digne de ce nom. Tout de même, les responsables du Synacofas reconnaissent que le secteur du gardiennage est connu pour être fortement soupçonné de corruption. Pour donc sortir du gouffre, ils interpellent l’Etat à réagir dans un bref délai. « L’Etat avait entamé un travail de contrôle pour assainir le secteur. Mais les inspecteurs de travail ont vite arrêté leur mission à cause d’une pression de la part de certaines autorités qui sont de mèches avec les patrons d’entreprises » dénonce M Gueye. Le secrétaire général du Synacofas accuse même d’autres syndicats qui, selon lui, « soutiennent  des chefs d’entreprises véreux qui ne respectent jamais  la règle du code du travail ». « Nous devons être soutenus par les le contrôle des inspecteurs du travail qui peuvent dénicher les patrons malhonnêtes qui continuent d’exploiter et d’entretenir les travailleurs de la sécurité dans la précarité » fustige t-il. Avant d’enfoncer en soutenant qu’ « aucune entreprise de gardiennage n’est en règle avec les dispositions du code du travail ».dans leur combat pour la restauration de la dignité des agents de sécurités, le Synacofas exige de la société de gardiennage Sagam la réhabilitation des 15 délégués « illégalement licenciés en 2007 et l’intégration à Wehbe  des 9 délégués et 53 travailleurs de cette boite de sécurité ». M Gueye dénonce aussi le faible taux salarial des agents de sécurité. « Je vous jure que les salaires dans ces boites varient entre 25000 et 80.000 FCFA. Un salaire que nous percevons sans aucune considération et dignité » fulmine le patron du Synacofas. Qui ajoute « au sein de beaucoup d’entreprises, on ne respecte aucune disposition du Code du travail, ni la liberté syndicale. Les travailleurs n’ont pas une couverture sociale. C’est dommage » lance t-il. Autant de considération qui poussent aux membres du Synacofas a dire « qu’ils ne vont pas baisser les bras et sont prêts à rendre ingouvernable le pays les prochains jours » si leurs doléances ne sont pas satisfaites.
Soutenant le Synacofas, Ibrahima Sarr secrétaire général de la confédération démocratique des syndicats libres annonce que « le bureau confédéral de la CDSL compte apporter son soutien aux agents de sécurité et que ce même bureau va se saisir du problème et en faire son combat et amener les employeurs véreux à respecter les règles dictées par le code du travail ».
Les convoyeurs de fonds et les agents de sécurité ne veulent pas que les agréments  pour les sociétés de gardiennage soient plus définitifs. « Nous proposons que ces agréments soient à durée déterminée et renouvelables et que l’employeur s’acquitte de ses responsabilité de chef d’entreprise en règle avec les dispositions du code du travail » souhaite Jean Léopold Gueye.
 

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