MACKI SALL CANDIDAT A LA PRÉSIDENTIELLE
Dans un entretien exclusif accordé à Starafrica Macky Sall président de l'Alliance pour la République APR et candidat aux élections présidentielles sénégalaises retrace son parcours politique, évoque ses ambitions mais également ses craintes pour l'avenir du Sénégal. |
- Bonjour M. Macky Sall pourriez-vous nous dresser en quelques mots votre parcours ?
- Qu’est ce qui peut amener un entrepreneur comme vous initialement à s’engager dans la sphère politique ? Quel a été l’élément déclencheur ?
L’élément déclencheur de mon engagement politique a été la lutte contre les injustices, depuis ma tendre enfance j’ai toujours été horriblement choqué par les injustices. Mais j’ai aussi compris très tôt qu’il fallait se battre pour réussir et pour que le monde qui m’entoure soit plus juste et équitable. La démocratie était alors le meilleur moyen d’y parvenir, d’entendre et de faire respecter les droits des populations, le libéralisme social la meilleure voie pour libérer les énergies au service du social et du mieux vivre. La ligne directrice de mon programme pour 2012 est d’ailleurs : la justice sociale. C’est le combat de ma vie.
Vous êtes aujourd’hui candidat aux élections présidentielles sénégalaises ; dans un contexte politico-économique difficile ; quelles sont les propositions innovantes que vous faites aux sénégalais ?
Les propositions innovantes sont nombreuses dans mon programme qui s’intitule « Yoonu Yokkuté » en wolof ou « le chemin du véritable développement ». Mais au rang des mesures innovantes j’en citerai 3 : la Couverture Maladie Universelle, la Bourse de Sécurité Familiale et le Pacte Petite Entreprise et PME/PMI ou Pacte « 3P ». Mon programme est entier tourné vers la justice sociale et ce que j’appelle « la productivité développante ». Ma démarche s’appuie sur une de nos forces la solidarité dans les groupements, les organisations, les GIE et les familles. Nous ferons avec sénégalais et plus pour eux ni contre eux car cela a toujours échoué: voilà l’innovation et la rupture majeure que je propose aux jeunes, aux femmes et au monde rural en particulier. Nous agirons ensemble pour le développement.
On fait un mauvais procès à l’opposition, elle n’est pas plus divisée qu’ailleurs. Prenons l’exemple de la France pour aller aux élections présidentielles de 2012 le parti socialiste (PS) a aligné cinq candidats qui ont été à des primaires âprement disputées pour finalement sortir un leader. Voyons les Etats-Unis, le parti démocrate ou le parti républicain vont à des primaires avec plusieurs candidats au départ. Pourquoi voudriez vous que quand il s’agit des africains il y ait une candidature unique ? Je trouve qu’il y a un problème dans la perception même de ce que nous sommes, nous ne pouvons pas faire exception à ce qui se fait dans le monde entier. L’exemple de la Côte d’Ivoire récemment a montré que l’opposition est partie plurielle contre Gbagbo au 1er tour et Ouattara a gagné au 2ème. Au Sénégal dans l’opposition, il y a presqu’une quarantaine de formations politiques ou citoyennes. Ma conviction je l’ai souvent dit et répété est qu’en politique l’unicité n’existe pas, elle est réservée au domaine de la religion. J’en ai toujours appelé à l’unité dans la diversité car c’est une élection à deux tours et le meilleur moyen de mobiliser l’électorat pour la victoire finale est la participation de tous les candidats. Il nous faut mettre en synergie nos ressources humaines et que le meilleur d’entre nous puisse être le candidat de tous au second tour. Je pense qu’on ne peut pas faire mieux et ceux qui prétendent le contraire sont des idéalistes libres d’avoir leurs idées.
Cet article est clair comme l’eau de roche, c’est justement lui qui a permis au Président de prolonger son mandat à sept ans entre 2000 et 2007. Il a été élu en 2000 pour un septennat donc son mandat devait prendre fin en 2007. Entre temps, en 2001, en cours de mandat il fait adopter une nouvelle constitution dans laquelle il propose la limitation des mandats à deux et la nouvelle constitution est d’application immédiate donc pour ne pas s’arrêter à cinq ans, du fait de la nouvelle constitution, il (ndlr : Président A. Wade) prend ce fameux article 104 qui précise que toutes les dispositions de la nouvelle constitution sont applicables à l’exception de la durée du mandat en cours qui ira jusqu'à 7 ans. C’est donc très clair, la durée de son 1er mandat a duré 7 ans et le 2ème a duré 5 ans. Les jeux sont faits le Président ne peut pas se présenter à un 3ème mandat, il n’y a aucune autre interprétation possible sauf à pratiquer un coup de force et une forfaiture.
Je les invite à nous rejoindre, à nous soutenir, à nous critiquer aussi au besoin mais l’essentiel c’est de venir participer à ce combat pour l’avenir du Sénégal, car notre pays ne sera que ce que nous en ferons ensemble. Je vous remercie.
Les propositions innovantes sont nombreuses dans mon programme qui s’intitule « Yoonu Yokkuté » en wolof ou « le chemin du véritable développement ». Mais au rang des mesures innovantes j’en citerai 3 : la Couverture Maladie Universelle, la Bourse de Sécurité Familiale et le Pacte Petite Entreprise et PME/PMI ou Pacte « 3P ». Mon programme est entier tourné vers la justice sociale et ce que j’appelle « la productivité développante ». Ma démarche s’appuie sur une de nos forces la solidarité dans les groupements, les organisations, les GIE et les familles. Nous ferons avec sénégalais et plus pour eux ni contre eux car cela a toujours échoué: voilà l’innovation et la rupture majeure que je propose aux jeunes, aux femmes et au monde rural en particulier. Nous agirons ensemble pour le développement.
- La perception des sénégalais aujourd’hui est que l’opposition est fortement divisée malgré tous les efforts déployés pour l’unité des différents mouvements (rencontres et séminaires, etc.…) que répondez –vous à cela ?
On fait un mauvais procès à l’opposition, elle n’est pas plus divisée qu’ailleurs. Prenons l’exemple de la France pour aller aux élections présidentielles de 2012 le parti socialiste (PS) a aligné cinq candidats qui ont été à des primaires âprement disputées pour finalement sortir un leader. Voyons les Etats-Unis, le parti démocrate ou le parti républicain vont à des primaires avec plusieurs candidats au départ. Pourquoi voudriez vous que quand il s’agit des africains il y ait une candidature unique ? Je trouve qu’il y a un problème dans la perception même de ce que nous sommes, nous ne pouvons pas faire exception à ce qui se fait dans le monde entier. L’exemple de la Côte d’Ivoire récemment a montré que l’opposition est partie plurielle contre Gbagbo au 1er tour et Ouattara a gagné au 2ème. Au Sénégal dans l’opposition, il y a presqu’une quarantaine de formations politiques ou citoyennes. Ma conviction je l’ai souvent dit et répété est qu’en politique l’unicité n’existe pas, elle est réservée au domaine de la religion. J’en ai toujours appelé à l’unité dans la diversité car c’est une élection à deux tours et le meilleur moyen de mobiliser l’électorat pour la victoire finale est la participation de tous les candidats. Il nous faut mettre en synergie nos ressources humaines et que le meilleur d’entre nous puisse être le candidat de tous au second tour. Je pense qu’on ne peut pas faire mieux et ceux qui prétendent le contraire sont des idéalistes libres d’avoir leurs idées.
- Cette division qui règne dans l’opposition sénégalaise ne risque t-elle pas de donner plus de légitimité au président A.Wade qui est perçu comme un leader à la tête d’un parti uni ?
- Il n’y a pas de division mais une diversité parce qu’au moment ou j’arrivais dans l’opposition il y avait déjà d’autres mouvances politiques, au contraire nous avons fait l’effort d’être ensemble, d’avoir des unités d’action et nous nous sommes tous retrouvés au delà de « Bennoo Siggil Sénégal » avec d’autres forces politiques, de la société civile au sein du mouvement des forces vives du 23 juin. L’unique division qui existe porte sur la candidature unique ; les gens ne sont pas d’accord sur le fait qu’il y ait un seul candidat ce qui est normal c’est une élection à deux tours allons y et n’oublions pas que le choix incombe aux citoyens sénégalais, c’est à eux de désigner qui doit les représenter, qui sera leur nouveau Président. Ce n’est pas le rôle des chefs de parti ou autre, laissons les électeurs trancher sur la base de nos projets politiques. Pour en revenir à votre question, le fait qu’il y ait plusieurs candidats dans une élection proportionnelle nationale n’avance en rien le président A.Wade ; L’essentiel est que ces candidats de l’opposition réunissent autour de leur personne 50% des voix pour amener le président au second tour. Si nous représentons vraiment quelque chose devant l’électorat, nous ne devrions pas avoir peur d’affronter le président A.Wade à 3 ou 4. C’est ensemble que nous le battrons.
Cet article est clair comme l’eau de roche, c’est justement lui qui a permis au Président de prolonger son mandat à sept ans entre 2000 et 2007. Il a été élu en 2000 pour un septennat donc son mandat devait prendre fin en 2007. Entre temps, en 2001, en cours de mandat il fait adopter une nouvelle constitution dans laquelle il propose la limitation des mandats à deux et la nouvelle constitution est d’application immédiate donc pour ne pas s’arrêter à cinq ans, du fait de la nouvelle constitution, il (ndlr : Président A. Wade) prend ce fameux article 104 qui précise que toutes les dispositions de la nouvelle constitution sont applicables à l’exception de la durée du mandat en cours qui ira jusqu'à 7 ans. C’est donc très clair, la durée de son 1er mandat a duré 7 ans et le 2ème a duré 5 ans. Les jeux sont faits le Président ne peut pas se présenter à un 3ème mandat, il n’y a aucune autre interprétation possible sauf à pratiquer un coup de force et une forfaiture.
- Pourrions-nous connaître votre avis sur le récent séminaire organisé par le pouvoir qui a réuni d’éminents juristes sénégalais et internationaux, tous experts en droit constitutionnel, qui avait pour but de discuter de la recevabilité ou de l’irrecevabilité de la candidature du président A. Wade aux élections présidentielles ?
- On arrive à un moment crucial de l’interview et j’ai choisi de vous soumettre un cas qui est celui du mouvement « Y en a marre » que vous devez certainement connaître ? Ce mouvement se revendique comme la voix du peuple sénégalais en particulier les jeunes ?
- Quand on entend les déclarations de certains responsables de ce mouvement ne peut-on pas craindre des troubles pré ou post électoraux ?
- Quel avenir proposez vous à la jeunesse sénégalaise de la diaspora qui bénéficie d’une expertise et une reconnaissance étrangère mais qui a du mal à trouver sa place au Sénégal ?
- On arrive à la fin de cette interview, je vous laisse le mot de la fin
Je les invite à nous rejoindre, à nous soutenir, à nous critiquer aussi au besoin mais l’essentiel c’est de venir participer à ce combat pour l’avenir du Sénégal, car notre pays ne sera que ce que nous en ferons ensemble. Je vous remercie.
sources: StarAfrica.com
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