LA SANTE EN COMA A VELINGARA

Posted by Le voyageur béni On vendredi 7 octobre 2011 0 commentaires
VELINGARA:
POUR NON ACHÈVEMENT DES TRAVAUX DU CENTRE DE SANTE ENTAME DEPUIS 2003 :
IMANS, CURE, FEMMES ET JEUNES SE FONT ENTENDRE.
Les largesses du président de la République, les sommes d’argent qu’il distribue à bout de bras à l’occasion des cérémonies religieuses, au cours de présentation de condoléances pour certaines familles endeuillées, au cours des méga meeting, j’en passe, ne sont pas constatés par les populations du département de Vélingara. Les responsables politiques du Pds n’ont pas fait mieux pour régler les lancinantes questions de santé dans le Fouladou. Aujourd’hui, les enfants et les femmes enceintes paient la plus lourde tribu avec un nombre de décès indénombrable ces dernières années. Pour inverser la tendance, les imans du département, le curé de la paroise de Vélingara, les associations de femmes et des jeunes ont formé un collectif pour faire face aux dures réalités.
Constatant que le président de la République, par ailleurs secrétaire général du parti démocratique sénégalais (Pds) est consciemment sourd face aux doléances des populations du Fouladou, les imans du département de Vélingara, le curé de l’Eglise de cette cité, les associations de femmes et les jeunes, regroupés au sein d’un collectif, se sont levés pour dénoncer ce qu’ils appellent mépris de la part du chef de l’Etat. Avant-hier, ce dit collectif, conduit par l’iman ratib de la grande mosquée de Vélingara et le curé de la paroise Saint Joseph, a rencontré l’adjoint au préfet Daouda Mbaye. Au cours de ce face à face, les religieux et la délégation qui les accompagne ont exigé la finition du centre de santé dont les travaux, à présent inachevés, ont débuté depuis 2003.  « Ça suffit, nous en avons assez. Les populations de Vélingara veulent des soins de qualité. Pour cela, il faut terminer le bloc opératoire » a martelé Thierno Ibrahima Diallo iman de la grande mosquée de Vélingara.  Pour ce collectif pour la défense des intérêts des populations du département de Vélingara, seule la finition de cette unité de Soins obstétricaux urgences (Sou) qui peut régler les problèmes de santé des communautés. Au total,   Jacques Diamé Ndour, médecin chef de cette structure sanitaire avait lancé, au mois d’août dernier, un Sos pour une somme de 41,3 millions de francs cfa. « Une fois cette enveloppe obtenue, les travaux le bloc opératoire seront achevés» nous avait-il confié.  A en croire notre source au cœur de ce dossier, « les populations du département de Vélingara ont noté, au cours de ces dernières années, plusieurs cas de décès enregistrés au cours des évacuations sanitaires ». Pour Malick Diao un notable, « il y a pas à chercher loin dans les analyses. C’est qu’il y a une mauvaise volonté de l’état qui ne fait rien pour la finition de ces travaux ». Interpellé sur les urgences les plus fréquentes, une source au district sanitaire souligne  que les complications les plus notés sont liées à l’anémie ou à des interventions chirurgicales. Cet agent de santé affirme qu’au centre de santé de Vélingara, il y a souvent des patients qui trainent « des hémorragies du 3e degré, des grossesses extra utérines, des avortements compliqués. Les autres cas d’urgence pour lesquels le district est impuissant sont liés à l’hernie inguinale, aux fractures et aux traumatismes qui font appel à la chirurgie orthopédique ».

 

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