ACCIDENTS: LE SENEGAL ENREGISTRE PAR AN 300 MORTS

Posted by Le voyageur béni On samedi 3 décembre 2011 0 commentaires

300 morts en moyennes. C’est le chiffre estimé par la direction nationale du service d’aide médicale urgente (Samu) et la direction de la protection civile. Au cours de la journée mondiale dédiée aux invalidés de la route, Elisabeth Diouf directrice du Samu a révélé qu’à l’échelle mondiale, les routes ont fait cette année 1,3 million de morts et 50 autres blessés graves. Un chiffre effrayant qui a poussé des associations, ongs, pouvoirs publics à prendre des engagements. Mais les victimes de ces accidents routières veulent plutôt d’actes concrets et non des promesses.

Les victimes d’accidents de la circulation routière ne se veulent plus se contenter uniquement de promesses et de beaux mots des politiques ou encore de simples paroles d’associations, d’ongs, de projets…Ils veulent et exigent une prise en charge réelles de la part du gouvernement du Sénégal. A l’occasion de la commémoration de la journée mondiale du souvenir de la route célébrée cette année 3 décembre au centre Talibou Dabo de Grand Yoff par l’Action pour lasécurité routière (Laser), ces personnes invalidées soulignent qu’elles souffrent de marginalisation. « Contrairement à ce que disent et chantent des associations, ongs et l’Etat du Sénégal ». « Nous voulons que l’on nous considère et nous respecte. Nous sommes des personnes comme les autres qui se disent valides. Je ne le souhaite pas du tout, mais l’handicap ne prévient pas. Et personne ne peut l’échapper au cours de sa vie. Et si on contracte un handicap, on ne peut plus se prendre en charge. Actuellement avec la précarité dans les familles, les handicapés souffrent de tous les maux. C’est pourquoi je réclame, au nom de notre association plus de respect d’aide » lance Khady Ka présidente départementale de l’association des personnes vivant avec handicap de Guédiawaye. Un appel qui ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd parce que Ndèye Awa Sarr présidente de l’ONG L’action sécurité routière (Laser) qui a parrainée cette journée du souvenir a répondu en octroyant des bons à des personnes dont la maladie nécessite une réanimation. Pour la présidente de Laser, « l’insécurité routière nécessite une forte mobilisation de toutes les énergies possibles pour améliorer la sécurité routière. Les conséquences des accidents de la route sont souvent durables et permanentes et que chaque année ce sont des centaines de milliers de personnes qui sont blessées ou plongées dans le deuil au Sénégal et dans le monde ». Saisissant la balle au rebond, Elisabeth Diouf directrice nationale du service d’aide médicale urgente (Samu) qui a participé à la commémoration de cette journée dédiée aux invalides de la route renseigne qu’ « à l’échelle mondiale, les routes causent un nombre de décès estimé à 1,3 million de victimes de la route. Et le Sénégal à lui seul traine un chiffre de 300 victimes par an et plusieurs blessés graves. Ce qui est excessif » se désole t-elle.
Pour Pape Amadou Diouf directeur de la circulation et de la sécurité routière, « cette mortalité au Sénégal est liée au fait des mauvais comportements d’une part, des conducteurs et d’autres part des usagers de la route. Mais aussi à cause de certaines routes non praticables ». S’indignant au taux élevé de victime d’accidents de la route,  Elisabeth Diouf explique que  toutes les personnes qui survivent de ces accidents portent généralement de profondes séquelles et de lourds handicaps qui souvent, nécessitent une prise en charge rapide. « Au Sénégal, le ministère de la santé, de l’hygiène publique  et de la prévention médicale vient à la rescousse de ces victimes qui demandent une prise en charge rapide et efficace. D’ailleurs le ministère de la santé a créé un service d’assistance d’urgence qui s’occupe de façon précoce les accidentées de la route à partir juste du lieu de l’accident » précise directrice nationale du service médicale urgent.

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