gestion des ordures au Sénégal

Posted by Le voyageur béni On jeudi 18 août 2011 0 commentaires
DIFFICULTES FACE A LA GESTION DES DÉCHETS AU SENEGAL
WADE DECIDE DE VENDRE AUX CONCESSIONNAIRES DES TONNES D’ORDURES MENAGERES
Wade n’en peut plus et n’en veut plus des déchets au Sénégal. Pour en finir avec l’insalubrité dans les villes et dans la campagne, le président de République décide de vendre les déchets de son pays à des concessionnaires étrangers. En défendant à l’assemblée nationale le projet de loi portant création de la société pour la propreté du Sénégal (Soprosen)  le ministre Awa Ndiaye a donné l’assurance que le Sénégal tirera un profit par jour de 8 millions pour une quantité de 3200t d’ordures.

Après l’échec de la politique de nettoiement et de la gestion des ordures au Sénégal, l’Etat cherche à rebondir avec la création de Soprosen (société pour la propreté du Sénégal). Le projet de loi proposé par le président de la République Abdoulaye Wade a été examiné hier jeudi  par les parlementaires au cours d’une session extraordinaire. Ainsi, la gestion des ordures qui est une compétence décentralisée aux collectivités locales sera désormais assurée par Soprosen qui a une envergure nationale et qui sera confié au ministère de la culture, du genre et du cadre de vie. Défendant le projet, Awa Ndiaye en charge de ce ministère a d’abord reconnu que la gestion des ordures, vue les expériences passées avec les sociétés Soadip, Sias, Cadak-car, Ama-Sénégal, Véolia, Aprosen n’ont pas donnés de bons résultats. « La nouvelle société Soprosen prendra en charge les filières des déchets biomédicaux, les déchets des abattoirs et même la transformation et la valorisation de ces déchets » a souligné le ministre Awa Ndiaye. Dans ses arguments, le ministre de la culture, du genre et du cadre de vie a expliqué les retombés que va générer Soprosen. « Désormais, nous allons vendre les déchets à des concessionnaires étrangers qui sont prêts à acheter par jour 3200t de déchets pour une valeur de 8 millions. Ce qui donne un chiffre d’affaire mensuel de 240 millions pour le Sénégal » a rassuré Mme Ndiaye.  Mais comme les promesses n’engagent que celui qui les a faites, certains parlementaires ont émis des réserves face à ce projet de loi portant création de la société pour la propreté du Sénégal (Soprosen). Et c’est Cheikh Bamba Dieye du Fsd /Bj qui trouve que cette idée du président n’est pas du tout pertinent car il n’y a pas eu de concertation avec les collectivités locales qui géraient cette compétence.  Pour Moussa Sy député libéral par ailleurs maire des parcelles assainies, cette loi est un recul dans le processus de décentralisation. « En lisant ce texte de loi, on sent que l’on force les collectivités locales à participer dans un projet qu’elle ne comprenne pas du tout ». En s’intéressant aux droits des travailleurs des agences et sociétés actuelles chargées du nettoiement public, le maire des parcelles assainies lance « il est impensable que ces travailleurs perdent leurs droits. Que l’on les rétablit dans leur droit »  des députés comme El Hadji Diouf pensent que c’est parce que le gouvernement de l’alternance a perdu dans tous les secteurs que le chef de l’Etat a proposé une autre issue pour son parti, le Pds. Quand eux députés libéraux pour l’écrasante majorité, ils soutiennent que le texte témoigne d’une prise de conscience de l’Etat et de son engagement à faire face aux problèmes d’insalubrité public et à tirer partie des richesses que constituent les ordures à travers une politique de valorisation. Avec la création de Soprosen, l’Etat et les collectivités locales détiennent au moins les 60% du capital. Le reste est détenu pour 10% par les travailleurs à travers leur intersyndicale et les 30% au plus réservés aux personnes morales du secteur public ou parapublic ou du secteur privé intéressés par la propreté.

   
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